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L'iode n'est pas d'actualité

Alors que la guerre fait rage en Ukraine, les demandes de comprimés d'iode affluent à l'officine.

© adobestock_anna

« C'est en cas de nécessité seulement que les comprimés d'iode fabriqués par la pharmacie des Armées seront distribués par les grossistes-répartiteurs aux officines », a expliqué Philippe Besset, le président de la FSPF, à l'occasion de son live hebdomadaire du 11 mars. Et le temps n'est pas venu !

Un intérêt limité

Fournis jusque-là aux personnes vivant à proximité d'une centrale nucléaire française, ces comprimés d'iode stable sont efficaces pour saturer la thyroïde et éviter la fixation de son isotope radioactif potentiellement libéré lors d'un accident. Ce dernier est identifié comme cancérigène. Les comprimés d'iode n'offrent en revanche aucune protection contre les autres substances radioactives qui pourraient être libérées en cas d’incident nucléaire, telles que le césium 134 ou le césium 137. De plus, en cas d’attaque par une bombe utilisant cette technologie, c’est la très forte chaleur libérée et la déflagration qui seraient avant tout à l’origine des blessures et décès.

Les mots pour expliquer

Pour leur permettre d'expliquer à leurs patients les indications de l'iode, son mode d'administration (dilution dans un liquide) et sa posologie (selon l'âge), les pharmaciens vont très bientôt recevoir de la FSPF des éléments de langage. En complément, le site de l'Ordre des pharmaciens propose au téléchargement des dépliants conçus initialement à destination des personnes vivant aux abords des centrales, pour savoir comment réagir en cas d'alerte nucléaire.

11 Mars 2022

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