N°1368
Mars 2025

Appel au remboursement du dépistage des pathologies hivernales

La FSPF enjoint les pouvoirs publics à faire entrer la prise en charge du dépistage des infections respiratoires aiguës (Covid, grippe, VRS) dans le droit commun.

Le_Pharmacien_de_France
© adobestock_stimmungsbilder1
par Mélanie Mazière
Le 27 mars 2025

À compter du 1er mars 2025, les mesures exceptionnelles mises en place pour lutter contre la Covid sont abrogées. Rien d’illogique dans cette décision publiée au Journal officiel du 22 février dernier, l’état d’urgence sanitaire ayant définitivement été levé en juillet 2022. Néanmoins, l’arrêt de la prise en charge des tests Covid ne paraît pas cohérent avec la recherche d’amélioration de la prévention en France et le déploiement de différents dépistages en pharmacie. Argumentaire à l’appui, la FSPF a donc demandé, à l’occasion de l’arrêt des mesures exceptionnelles, l’entrée dans le droit commun de la prise en charge de ces tests antigéniques incluant non seulement la Covid, mais aussi la grippe et le VRS. Elle ne semble pas avoir été entendue pour le moment. Le président du syndicat, Philippe Besset, assure qu’il abordera le sujet lors de son « prochain rendez-vous avec le ministre de la Santé qui ne saurait tarder ».

Mesures abrogées

Dans une information détaillée diffusée le 27 février, la FSPF liste les mesures concernées par l’abrogation au 1er mars : la prise en charge de la réalisation et de la supervision des tests (et des prélèvements) ainsi que leur délivrance à d’autres professionnels de santé ; les dispensations spécifiques, d’une part du Paxlovid, et d’autre part de spécialités utilisées dans l’IVG ;  la prise en charge de la location d’oxymètres de pouls pour certains patients ; le contrôle des certificats de vaccination étrangers et leur conversion en justificatif de statut vaccinal ; la réalisation des tests et prélèvements ainsi que des vaccinations en dehors de l’officine.

Baisse de tarification

En conséquence, dès demain, les tests antigéniques de la Covid ne sont plus remboursés par l’Assurance maladie, y compris en cas de prescription médicale. Par ailleurs, souligne Philippe Besset, cet arrêté met fin à la rémunération spécifique de la vaccination contre la Covid-19. Celle-ci est donc désormais rémunérée de la même façon que les autres vaccinations, à savoir 7,50 euros TTC en métropole et 7,88 euros TTC dans les départements et régions d’outre-mer. Un courrier Osmose détaillé va être envoyé très prochainement à tous les pharmaciens. « Ce que je sais, c’est que le tarif de la vaccination baisse mais le code acte INJ est conservé. Je ne suis cependant pas certain que l’Assurance maladie et les éditeurs de logiciel seront prêts dans les temps », commente le président de la FSPF. À ce titre, il rappelle que la campagne de vaccination contre la Covid vient de prendre fin et que le portail de commandes de vaccins n’est donc plus accessible, mais que cela n’empêche en rien « d’injecter les vaccins Covid que nous avons en stock ».

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