N°1368
Mars 2025

Loin du compte

C’est le taux d’ordonnances des analogues du GLP-1 qui ne sont pas conformes.

par Benoît Thelliez
Le 28 mars 2025
86
%

Le dispositif d’accompagnement à la prescription des analogues du GLP-1 (aGLP-1) patine. Mis en place au 1er février dernier et formellement obligatoire dès le 1er mai prochain, il semble qu’il ne soit pas encore entré dans les mœurs des prescripteurs, et c’est peu dire. Ainsi, selon des chiffres évoqués par le président de la FSPF lors de la conférence de presse du 26 mars dernier au lendemain de sa réélection à ce poste, 86 % des ordonnances comportant cette classe d’antidiabétiques ne respecteraient pas, à date, l’obligation faite au médecin de fournir un justificatif d’accompagnement de prescription.

Abandonner ou sévir

Selon Philippe Besset, « le suivi de la montée en charge des codes PRR [prescription renforcée remboursable, NDR] indiquant que seuls 14 % des prescriptions d’aGLP-1 sont conformes, il est illusoire de penser pouvoir atteindre un seuil de 80 à 90 % dans un mois ». Une situation à laquelle il ne voit pour l’heure que deux issues : abandonner temporairement le dispositif ou appliquer des mesures coercitives à l’encontre des prescripteurs qui ne remplissent par leur obligation dans ce cadre. Quoi qu’il en soit, le président de la FSPF prévient qu’il est hors de question que les pharmaciens « renvoient chez eux sans traitement plus de 85 % des patients diabétiques à qui on l’a prescrit ».

Partager ce contenu
À lire aussi
La FSPF va s’appuyer sur les remontées de terrain, synthétisées dans un livre blanc, pour s’attaquer à la...
Le président réélu Philippe Besset s’est fixé trois objectifs pour 2028 : protéger, développer et innover. Pour...
Réunie en assemblée générale les 25 et 26 mars 2025, la FSPF s’oppose fermement à toute financiarisation du secteur.
Bienvenue sur le nouveau site du Pharmacien de France !

Vous êtes déjà abonné ?
Connectez-vous pour mettre à jour vos identifiants :

 

Vous n’êtes pas encore abonné ?
Rejoignez-nous !