La concurrence se joue sur le terrain du conseil mais aussi de la stratégie commerciale. Pour autant, face à l’agressivité des grandes enseignes, la capacité de réplique des pharmacies est restreinte. Le pharmacien n’est pas un commerçant à la même enseigne que ses concurrents. Toute la difficulté consiste à se positionner commercialement tout en restant dans les limites de la législation pharmaceutique. Les cartes de fidélité, les remises et les cadeaux sont des armes de séduction massive. Mais contraires au Code de la santé publique.
30 euros par an et par bénéficiaire
L’article R.5125-28 érige l’interdiction d’octroyer à la clientèle « des primes ou des avantages matériels directs ou indirects, de lui donner des objets ou produits quelconques à moins que ceux-ci ne soient de valeur négligeable, et d’avoir recours à des moyens de fidélisation de la clientèle pour une officine donnée ». Les chèques-cadeaux au nom d’une officine sont ainsi strictement interdits. Seuls les produits ou objets de faible valeur figurent sur la liste autorisée. D’après le Livre de procédure fiscale, ce seuil est fixé à 30 euros par an et par bénéficiaire. Reste donc la possibilité d’offrir à vos clients, par exemple, une eau de parfum, une trousse de toilette, une crème et de l’emballer avec un maximum d’attentions.