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Philippe Besset

Président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France

© Nicolas Kovarik

Au service de la santé

Avec la crise sanitaire, les pouvoirs publics se sont rappelés de l’existence des pharmaciens d’officine dans le système de santé. Ils se sont d’abord appuyés sur la force de notre réseau pour distribuer les masques et pour assurer la continuité des soins alors que les patients désertaient les salles d’attente des cabinets médicaux. Aujourd’hui, c’est encore sur notre maillage et notre proximité avec les patients qu’ils comptent pour vacciner les plus fragiles contre la grippe afin d’éviter d’engorger des ­services hospitaliers à nouveau sous tension. Et nous avons répondu encore une fois présent. En quelques jours, nous avons vacciné autant de patients que l’an passé en plusieurs mois ! Nous avons dû nous adapter en un temps record pour assurer pleinement notre rôle d’acteur de santé publique. Un rôle que les autorités sanitaires nous proposent désormais de jouer  en matière de dépistage du SARS-CoV-2.

« Il est avant tout urgent de revaloriser nos honoraires de dispensation. »Philippe Besset, président de la FSPF

Malheureusement, le plein engagement des pharmaciens dans la lutte contre cette crise sanitaire sans précédent ne semble pas suffire. La prévention et le dépistage ont été les oubliés du « Ségur de la santé ». Qu’importe, nous reviendrons à la charge lors du « Ségur de la santé publique » annoncé par Olivier Véran pour le printemps 2021. Vous pouvez compter sur la détermination de la FSPF pour remettre inlassablement sur la table nos propositions visant à renforcer le rôle du pharmacien en santé publique. C’est notre volonté, parce que ce domaine représente aussi une facette essentielle de notre métier. Clairement, la vaccination contre la grippe doit être étendue à toute la population et, plus largement, les offi­cinaux doivent pouvoir pratiquer les rappels de vaccins de l’adulte. Nous redemanderons également que la réalisation de tests rapides d’orientation diagnostique (Trod) soit élargie à d’autres pathologies, et que l’Assurance maladie prenne enfin en charge des produits dispensés sur conseil pharmaceutique dans le champ de la prévention. Toutefois, ne nous y trompons pas, la délivrance de médicaments est, et restera, notre cœur de métier. Même si les actes de prévention et de dépistage doivent être indemnisés, il est avant tout urgent de revaloriser nos honoraires de dispensation.Il en va de l’avenir du réseau.

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