Biogaran c’est 8 600 emplois, 32 % du marché générique en France, 350 millions de boîtes produites chaque année dont 50 % sur le sol français et 90 % en Europe. Un modèle qui pourrait voler en éclats avec sa mise en vente par Servier. Le groupe français, en plein recentrage sur les thérapies innovantes et l’oncologie, serait en discussion avec quatre repreneurs dont l’italien Doc Generici (soutenu par le fonds américain TPG) ainsi que les indiens Aurobindo Pharma (qui a racheté le lyonnais Arrow Génériques en 2014) et Torrent Pharmaceuticals. Ce dernier « tiendrait la corde » et aurait sollicité Bpifrance pour un co-investissement, selon le média l’Informé. À ce stade, les offres de rachat valoriseraient Biogaran entre 700 et 800 millions d’euros, loin du milliard espéré par Servier. Face aux craintes de délocalisation, Bercy rappelle qu’il peut activer « la procédure investissements étrangers » lui permettant de poser des conditions, voire de refuser la reprise.