Innovair 100 µg/6 µg par dose, Flixotide 125 ou 250 µg par dose, Seretide Diskus 100 ou 250 ou 500 µg/50 µg par dose, Seretide 125 ou 250 µg/25 µg par dose, Spiriva 18 µg : autant de médicaments désormais substituables par leurs hybrides inscrits dans le registre enfin créé le 22 avril dernier par l’ANSM. Dès lors, le pharmacien peut substituer au sein d’un même groupe de médicaments, sous réserve que le prescripteur n’ait pas exclu cette possibilité par une mention expresse et justifiée sur l’ordonnance. Cette exclusion est possible dans deux cas : chez l’enfant de moins de 6 ans, lorsqu’aucune spécialité hybride inscrite au registre n’a une forme galénique adaptée contrairement au médicament de référence, ainsi que chez un patient présentant une contre-indication formelle et démontrée à un excipient à effet notoire présent dans toutes les références hybrides inscrites au registre mais absent du médicament d’origine. L’ANSM rappelle que « lors de la délivrance d’un médicament hybride d’un médicament de référence, le pharmacien informe le patient de la substitution ». Si la FSPF salue cette « avancée » attendue depuis deux ans, elle note que l’arrêté d’égalité de marge entre médicaments de référence et hybrides est, lui, toujours absent. Résultat : « En substituant, le pharmacien perd de l’argent. »