Le baromètre 2020 de l’Association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable (Afipa) a mis en exergue le retentissement de l’épidémie de Covid-19 sur l’économie des « produits de premier recours », comme les nomme désormais l’organisation qui les classe en trois catégories : automédication, dispositifs médicaux et compléments alimentaires. D’abord parce que les gestes barrières ont fait drastiquement reculer les pathologies hivernales, implicant un retrait de la vente en pharmacie des médicaments de prescription facultative de 9,4 % entre 2019 et 2020. Décrochage qui a certes pesé dans le recul global du premier recours (- 3,1 % sur la période), mais dont les effets ont été compensés par ses deux autres composantes qui ont plutôt « profit » de la crise sanitaire. Les ventes de dispositifs médicaux ont ainsi bondi de + 10,1 % durant cette même période, grâce notamment à l’autodiagnostic dopé par la vente de thermomètres (+ 85,8 %) et aux soins consommables comme les gants ou les masques (+ 17,4 %). Enfin, les ventes de compléments alimentaires ont crû de 1,4 %, boostées par la recherche d’une meilleure immunité et d’un meilleur sommeil.