Le réseau d’expertise comptable KPMG vient de faire connaître les résultats de son étude annuelle sur les moyennes professionnelles de la pharmacie pour 2021. Ils montrent, sans surprise, que la structure du chiffre d’affaires de l’officine continue à évoluer, avec une diminution très forte de la part de la marge réglementée dans la rémunération du pharmacien. Le chiffre d’affaires a en moyenne crû de 7 %, provoquant une évolution du volume de marge de + 12,6 % et une performance commerciale et de gestion (PCG) moyenne à + 15,6 %. L’augmentation des frais de personnel nécessaire pour faire face aux nouvelles missions (tests de dépistage de la Covid et vaccination) « n’a pas impacté la rentabilité aussi fortement qu’on aurait pu l’imaginer » précisent les experts. Les structures financières restent donc en moyenne solides mais une petite part des officines, estimée à environ 3 % par KPMG, « est en risque avec des trésoreries négatives ». Ce chiffre est cependant divisé par deux par rapport à l’année précédente. Pour les experts, « l’analyse de la capacité d’autofinancement (CAF) et la réalisation d’un prévisionnel de trésorerie sur les trente-six mois à venir » s’avèrent particulièrement nécessaires, notamment pour affecter les excédents liés aux nouvelles missions, dont « la pérennité n’est pas assurée ».