Bien que la consommation moyenne des Français n’a cessé de baisser depuis 2010, passant de 52 à 42 boîtes de médicaments par an et par personne, certaines situations peuvent être améliorées. C’est pourquoi le Leem se penche, dans un premier volet, sur la problématique de la polymédication chez les personnes de 65 ans et plus. Son plan d’action vise en premier lieu les médecins – à travers des programmes de sensibilisation et d’information, des formations en ligne et un dispositif de notifications automatiques dans les logiciels de prescription – et les patients, via une campagne grand public.
Une économie de 300 millions d’euros
Le but : réduire, quand cela est possible, la quantité de médicaments prescrits et ainsi générer une économie de 300 millions d’euros en année pleine. Un objectif qui va de pair avec les nouvelles incitations de l’Assurance maladie pour que les médecins prescrivent des bilans partagés de médication réalisés par les pharmaciens et ainsi parvenir à « déprescrire ».
Les deux prochains volets du plan Sobriété médicamenteuse, prévus en 2025, toucheront à la consommation inappropriée d’antibiotiques et aux problématiques de gaspillage.