La résistance aux antibiotiques a été déclarée par l’OMS comme l’une des dix principales menaces pour la santé mondiale. En Europe, cela engendre « environ 33 000 décès par an et 1,5 milliard d’euros de coûts de santé », alertent les étudiants en pharmacie français (Anepf), suisses, slovènes et tchèques dans un rapport formulant 25 propositions aux États membres et institutions européennes. En matière de lutte contre la présence de molécules pharmaceutiques dans l’eau, ils suggèrent de « prendre en compte l’impact environnemental d’une production médicinale dans le remboursement des médicaments ». Quant à la e-santé, ils conseillent d’utiliser les ordonnances électroniques pour mieux identifier les « superprescripteurs » et les sensibiliser. Ils citent également les Hôpitaux de Genève qui utilisent l’outil Presco pour compléter le e-dossier médical, permettant « aux médecins de prescrire le bon médicament avec des recommandations basées sur l’historique des prescriptions précédentes » et proposent de « développer un indice spécifique aux antibiotiques, évaluant l’impact environnemental de leur cycle de production, comme aide à la prescription ». En ce qui concerne la santé animale, les étudiants en pharmacie prônent un « soutien politique à une agriculture écologiquement responsable ».