Quoi de plus écolo qu’un e-colloque pour parler écoresponsabilité à l’officine ? Surtout quand cela permet à des interlocuteurs précurseurs d’une certaine idée de la pharmacie, verte et engagée, de s’exprimer depuis Montréal sans prendre l’avion. Et comme l’a expliqué Marc-André Mailhot, président de l’association Maillon Vert, l’écologie paye, puisque la centaine de pharmacies québécoises engagées dans sa démarche économise en moyenne 47 000 dollars canadiens chaque année (30 600 euros). En France, Laetitia Hible, présidente de Pharma Système Qualité (PHSQ) qui organisait ce colloque le 2 février, a fixé un objectif pour 2021 : « Le pharmacien doit prendre en compte l’impact environnemental de son activité. » Cela passe par des arbitrages à tous les étages pour un meilleur bilan carbone. Mathieu Welhoff, conseiller expert à l’Agence de la transition écologique (Ademe), a rappelé que des audits, y compris gratuits, pouvaient être demandés dans le cadre du dispositif d’accompagnement à la rénovation énergétique, car « les pharmacies ont des sources d’économie à identifier tant dans l’éclairage, le chauffage ou les transports ». PHSQ publie un guide très complet et documenté pour accompagner les officinaux dans leur transition écologique.