Mettre fin à l’hospitalo-centrisme : c’est ce que défendent en substance Les Libéraux de Santé. « Le “tout-hôpital” tenté lors de la première vague de la pandémie de Covid-19 a montré que notre système de santé ne pouvait reposer uniquement sur l’hôpital et c’est encore plus vrai aujourd’hui, expliquent-ils dans un communiqué du 15 novembre. Malgré les financements inédits apportés en deux ans, de nombreux lits des CHU et CHR de l’Hexagone sont fermés, faute de soignants, signant l’échec du Ségur de la Santé. » Afin de répondre notamment au vieillissement de la population et à la chronicisation de pathologies de plus en plus lourdes désormais traitées en ville, l’organisation qui regroupe onze syndicats représentatifs de professionnels de santé, dont la FSPF, estime qu’« investir sur les soins libéraux de proximité n’est plus une option. C’est une urgence vitale pour les patients. » Elle plaide pour « une évolution des prises en charge et des missions des professions dans une logique de coordination forte », et demande au gouvernement et aux parlementaires de les soutenir pour « développer une coordination souple et efficace entre la ville, l’hôpital et le secteur médico-social ». Pour l’organisation, « cela passe a minima par la reconnaissance des équipes ouvertes ou équipes de soins coordonnés autour du patient dites “Escap” ».