Dès le début de l’année, la crainte d’une pénurie massive de médicaments liée à l’arrêt de nombreuses usines en Chine pour cause d’épidémie de Covid-19 a saisi une bonne partie de l’Europe. Si la catastrophe redoutée n’a pas eu lieu, la polémique autour de la dépendance de nombreux pays de l’Union européenne, et notamment de la France, vis-à-vis de l’Asie en matière de principes actifs s’est encore intensifiée.
La faute aux baisses de prix
Dans ce contexte particulier, le président de Sanofi France, Olivier Bogillot, a annoncé qu’il allait regrouper en Europe l’ensemble de ses fililales produisant des principes actifs avec l’ambition de faire de cette nouvelle entité le numéro 2 mondial de sa catégorie. Tout en rappelant que le groupe avait su maintenir un tissu industriel conséquent sur le continent avec 18 usines en France et 40 en Europe, il ne s’est pas privé de fustiger la politique française menée depuis de nombreuses années en matière de prix des médicaments. Selon lui, la course aux déremboursements et aux baisses de prix imposées aux fabricants par l’Assurance maladie qui cherche de cette manière à combler son déficit est la cause principale ayant poussé les industriels à se fournir dans les pays où les coûts de production sont les moins élevés.