L’officine n’est pas à l’abri des violences sexistes et sexuelles. Selon une enquête réalisée par l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf) entre le 21 novembre et le 21 décembre 2021 auprès de 2 103 futurs diplômés, 32,6 % d’entre eux déclarent avoir déjà été confrontés au sein des pharmacies de ville à des remarques sexistes (37,1 % des femmes et 18,3 % des hommes) et 30 % à des faits de harcèlement sexuel (34,8 % des femmes et 22,3 % des hommes). Ces outrages proviennent dans une large majorité des patients (80,3 % des réponses) mais également de membres de l’équipe officinale (37,1 %). Ce n’est pas tout : 15 % des étudiants confient avoir subi des agressions sexuelles et des gestes déplacés à l’officine, 53,2 % émanant de pharmaciens, 38,9 % de préparateurs et 10 % de patients. Un cas de viol par un titulaire est même rapporté.
Plus généralement, près d’1 étudiant sur 2 affirme avoir déjà fait l’objet de remarques sexistes à l’université (55,4 % des femmes et 28,6 % des hommes), 41,7 % indiquent avoir subi des propos à connotation sexuelle répétés (48,4 % de femmes et 18,5 % des hommes) et 24 % des agressions sexuelles. Les auteurs de ces actes sont principalement d’autres étudiants, mais des enseignants et du personnel administratif sont aussi incriminés. Enfin, 3,7 % des répondants (68 femmes et 8 hommes) affirment avoir été violés durant leur cursus universitaire.