Lancé en 1983 aux États-unis par GSK, Zantac (ranitidine) a été commercialisé en version OTC en 1998 par Pfizer, puis entre 2017 et 2019 par Sanofi, date à laquelle la FDA a suspecté un risque cancérigène lié à la présence d’une impureté dans la substance active. A suivi un rappel mondial de ce médicament sous toutes ses formes. Si, en France, le retrait du marché s’est accompagné de messages rassurants des autorités, aux États-Unis, la machine judiciaire s’est emballée. Les différents laboratoires concernés multiplient, depuis 2022, les accords amiables pour éteindre les milliers de plaintes collectives sans reconnaître un quelconque risque cancérigène, tandis que nombre de plaignants sont régulièrement déboutés. Mais, surprise : le 1er juin dernier, l’État du Delaware a jugé recevables les plaintes collectives de 75 000 personnes citant GSK (69 000) ou Sanofi (25 000). Outre-Atlantique, l’affaire est loin d’être terminée.