Retour à la case départ ou presque. Depuis la prise de fonction du 47e président américain, les menaces tonitruantes se succèdent au même rythme que les volte-face. Ainsi en va-t-il des droits de douanes que Donald Trump veut imposer au monde entier, en priorité à la Chine et à l’Europe. Les États-Unis avaient annoncé un tribut global de 10 % – entré en application – et des droits de 20 % pour l’UE à compter du 9 avril, mais le président a suspendu cette mesure pour trois mois, le temps des négociations. Après la menace de passer à une taxe de 50 % dès le 1er juin, l’Amérique a de nouveau repoussé sa décision au 9 juillet après un appel de la présidente de la Commission européenne.
Attentisme
À force de revirements, la tentative d’intimidation du 23 mai semble faire long feu. Ainsi, la Chine, imposée dès le 9 avril à 145 %, a rétorqué, entraînant une escalade de mesures de rétorsion et une chute des marchés, ce qui a conduit les deux pays à suspendre les taxes pendant trois mois pour revenir à des tarifs douaniers à 30 %. Dont acte pour les négociations en cours. Toute annonce n’étant pas suivie d’effet, l’attentisme se déploie tant au sein des gouvernements que des investisseurs. L’industrie pharmaceutique reste cependant dans l’expectative de droits de douane spécifiques.
