N°1378
Mars 2026

Insuffisant

C’est le taux de vaccination des enfants français contre la grippe selon l’Association française de pédiatrie ambulatoire (Afpa), qui insiste sur le fait qu’ils « sont au cœur de l’épidémie » et appelle à « une mobilisation urgente » pour mieux les protéger.

par Hélène Bry
Le 31 janvier 2025
Moins de 5
%

Dans un communiqué du 30 janvier, l’Afpa tire la sonnette d’alarme sur « l’urgence de protéger les plus jeunes » dans un contexte où « la cam­pagne de vaccination contre la grippe est prolongée jusqu’à fin février » et où « la situation épidémique reste préoccupante en France ». En effet, les enfants « repré­sentent une part importante des passages aux urgences hospitalières et des soins non programmés dans le secteur ambulatoire ». Or, « malgré les recommandations de la Haute Au­to­rité de santé (HAS), la couverture vaccinale des enfants reste insuffisante ». Pire, insiste l’Afpa, « à peine 14 % des enfants fra­giles » sont vaccinés contre la grippe. Des chiffres « très éloignés des objectifs de l’OMS, qui recommande une couverture vaccinale de 75 % des populations à risque ».

Trois axes prioritaires

L’association de pédiatres appelle à « une mobilisation immédiate autour de trois axes priori­taires ». En premier lieu, rendre accessible le vaccin nasal qui est une « alterna­tive pratique et non invasive, idéale pour surmonter les appréhensions liées aux injections ». Malheureusement, explique Andreas Werner, président de l’Afpa, « son absence de remboursement génère une double inégalité : d’un côté, les familles modestes sont privées d’une solution essentielle ; de l’autre, les laboratoires renoncent à sa commercialisation faute de soutien financier ». Résultat : il n’est pas disponible dans les pharmacies en France.
Deuxième axe de mobilisation : « Renforcer les campagnes de sensibilisation nationale » pour faire passer le message que la grippe ne concerne pas seulement les personnes âgées et « peut également avoir des conséquences graves pour les enfants ». L’Afpa rappelle, en outre, que « vacciner les plus jeunes est une priorité pour limiter la transmission du virus ». Elle demande qu’un accès facile aux tests de diagnostic rapide soit garanti et « leur prise en charge systématique par l’Assurance maladie ». Cela permettrait d’assurer « un diagnostic précoce » et la possibilité d’utiliser un traitement antiviral, efficace uniquement s’il est administré dès les premiers symptômes.
Enfin, l’association invite à « améliorer la diffusion des recommandations de la HAS » auprès des professionnels de santé comme des familles, celle-ci préconisant depuis 2020, sans être pleinement entendue, « la vaccination systématique des enfants de 2 à 17 ans ».

 

Partager ce contenu
À lire aussi
Interpellée sur les fraudes aux arrêts de travail, la ministre de la Santé divulgue les premiers chiffres du bilan an...
Partiellement communiquées aux syndicats officinaux, les conclusions de la mission Igas/IGF mettent en lumière la néc...
Alors que l’année 2026 a démarré à la peine avec un chiffre d’affaires en baisse en janvier, de timides progrès ont é...
Bienvenue sur le nouveau site du Pharmacien de France !

Vous êtes déjà abonné ?
Connectez-vous pour mettre à jour vos identifiants :

 

Vous n’êtes pas encore abonné ?
Rejoignez-nous !