Le 7 octobre dernier était enfin publié au Journal officiel l’arrêté suspendant, pour une durée minimale de trois mois, les dispositions du 4 août abaissant le plafond de remises sur les génériques. Parallèlement, le gouvernement annonçait le lancement d’une mission d’enquête visant à améliorer la transparence sur le système des remises et à identifier les leviers d’amélioration de l’économie officinale. Confiée conjointement à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l’Inspection générale des finances (IGF), cette mission donnera lieu à la remise d’un rapport dans les mois prochains. Désireux que l’avenir de la pharmacie française et les principes de la sauvegarde de son modèle économique unique s’écrivent avec les officinaux, la FSPF a annoncé dans la foulée une grande consultation de tous les pharmaciens.
Les syndicats départementaux ont la main
Ce recueil des données de terrain va en toute logique passer par les syndicats départementaux, qui ont la main pour recueillir les propositions des pharmaciens de leur territoire, qu’ils soient adhérents ou non, en utilisant les moyens de communication qu’ils jugent les plus adaptés. La Fédération souhaite en effet la consultation la plus large possible, au travers d’une organisation décentralisée, pour recueillir les remontées d’informations et laisser s’exprimer les idées au plus près du terrain.
Deux mois intenses en vue
Lors du traditionnel Présicom qui a rassemblé tous les présidents de syndicats départementaux le 10 octobre dernier à Lyon, à la veille du Congrès national des pharmaciens, Philippe Besset a rappelé que l’objectif de cette consultation est de contribuer à « construire un modèle économique pour la pharmacie d’officine selon deux principes majeurs : la décorrélation du prix et des remises, avec le mot d’ordre du « pas de pharmacie perdante » ». L’objectif, a-t-il rappelé lors du Live hebdomadaire de la FSPF, est « que la Fédération prenne une position par motion lors de l’assemblée générale de décembre ». Entre-temps, place au recueil des réflexions et des propositions dans leur richesse et leur diversité. « Il y a du pain sur la planche pour les deux mois à venir : à vos crayons ! », a conclu le président de la FSPF.
