N°1368
Mars 2025

Toulouse : des officines écoresponsables

Pour son avant-dernière étape avant l’arrivée à Paris, le Tour de France de la convention faisait escale dans la Ville rose pour parler de vert.
© Canva - bgton de Getty Images
par Paul Kristoff
Le 20 février 2023

La convention signée en mars 2022 renforce la place des officinaux en matière de prévention et propose d’accompagner la profession dans un nouveau virage numérique. Plus inédit, elle entend prendre en compte les enjeux environnementaux et de développement durable. « Pour l’ensemble des axes constituant cette convention, sont privilégiées les actions entraînant des retombées positives et durables sur l’environnement, les pharmaciens ayant à leur portée de nombreux outils pour améliorer l’impact environnemental de leur officine », explique l’Assurance maladie, précisant que « cette convention incite notamment à la dispensation à l’unité des médicaments permettant simultanément une prise en charge efficace du patient et de lutter contre le gaspillage et la production de déchets, notamment de produits dangereux ou toxiques ». Cela intègre également « le bien-être au travail », indique pour sa part Philippe Besset, président de la FSPF. Des notions peut-être encore un peu floues pour beaucoup, mais qu’il semble important de ne pas négliger.

Facteur d’attractivité

La responsabilité sociale des entreprises (RSE), autrement dit la contribution des entreprises aux enjeux de développement durable, constitue « le facteur d’attractivité des pharmacies de demain pour recruter des collaborateurs comme de nouveaux patients, et prendre des parts de marché », estime ainsi Olivier Toma, fondateur de l’agence Primum Non Nocere dont le rôle est d’accompagner les établissements de santé dans leur stratégie RSE. Pour lui, il est clair que « les organisations de santé qui ne se seront pas engagées d’ici à 2025 sur ces sujets ne pourront plus recruter ni gagner de parts de marché ». D’où l’intérêt de se lancer dans un processus de RSE qui consiste à transformer le concept de développement durable en un plan d’action. On pense bien sûr à la diminution de la consommation d’énergie : réduction de la température du chauffage, utilisation d’ampoules basse consommation… Mais pas seulement. Politique d’achats responsables, lutte contre les emballages inutiles ou les allégations trompeuses de certains produits, ou encore amélioration de la qualité de l’air intérieur sont parmi les autres pistes à explorer, selon Olivier Toma, dont l’agence a mis en œuvre une méthode pour accompagner les pharmacies dans ce domaine. C’est le cas de Magalie Belaud, titulaire à Toulouse, qui a atteint le plus haut niveau dans la démarche THQSE, c’est-à-dire à Très Haute Qualité sanitaire, sociale et environnementale. Une démarche simple et évidente à ses yeux. « Nous, les pharmaciens, sommes des acteurs de santé publique et faisons chaque jour des actions relevant de la RSE », souligne-t-elle. Parfois même sans le savoir, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose. Dans sa pharmacie, on trie et recycle les déchets, on évite le gaspillage, on fait de l’éducation sanitaire et on achète à 90 % français. En matière de RSE, « nous devons être des exemples pour les autres entreprises en tant que pharmacien parce que nous sommes au cœur du système de santé et de la population », insiste Magalie Belaud.

Avec le soutien de Pierre Fabre.

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