Walter Oberhänsli, le patron de Zur Rose, devra réussir à convaincre le tribunal de Frauenfeld (canton de Thurgovie), devant lequel il se présentera dès le 1er décembre, que l’entreprise qu’il dirige n’a pas enfreint plusieurs lois du pays ainsi que l’accuse PharmaSuisse, l’association nationale des pharmaciens helvètes. Les faits qui sont reprochés à la plus grosse pharmacie en ligne d’Europe, qui est également l’un des plus importants grossistes pour le corps médical suisse, ont eu lieu entre 2010 et 2015.
Téléconsultation et compérage
Le premier des chefs d’inculpation concerne la vente en ligne de médicaments OTC, qui n’est autorisée en Suisse que sur prescription d’un médecin ayant déjà établi un contact personnel avec le patient. Une obligation dont ne s’est pas acquitté Zur Rose qui honorait principalement des ordonnances réalisées via une entreprise de téléconsultation. L’autre point d’accusation porte sur des « dédommagements » accordés à des médecins qui établissaient leurs ordonnances par voie électronique plutôt que sur papier. Une pratique rigoureusement interdite par la législation suisse, mais que Zur Rose justifiait en alléguant d’économies substancielles pour les organismes payeurs. Le groupe ayant abandonné ces pratiques il y a déjà cinq ans, il estime que la procédure n’influera pas sur ses affaires.