Au terme de sa dernière investigation, dévoilée début novembre, la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) estime indispensable de continuer. Menés en 2023 sur toutes les étapes de la chaîne, du fabricant au distributeur, ses contrôles ont révélé « une vaste gamme d’anomalies » en matière d’étiquetage, d’allégations (fausses et/ou interdites) et d’écart entre dosage annoncé et dosage réel chez un tiers des 270 établissements visités. Parmi les 45 compléments alimentaires destinés aux enfants de 0 à 10 ans examinés, 20 % de non-conformités ont été relevés, en particulier des sous-dosages et surdosages en vitamines et minéraux par rapport aux quantités attendues. Les autres produits analysés présentaient 37 % de non-conformités, notamment parmi ceux à base de levure de riz rouge (17 sur 20 compléments alimentaires non conformes, dont l’un a fait l’objet d’un retrait-rappel en raison du dépassement de la limite autorisée en monacoline K) ainsi que parmi les références « anti gueule de bois » ou contre l’alcoolisme. Cette enquête a donné lieu non seulement à 67 avertissements, dont 14 concernant des compléments alimentaires destinés exclusivement aux enfants, mais aussi à 71 injonctions, 25 procès-verbaux pénaux et 5 procès-verbaux administratifs. « Les contrôles ont permis de mettre en conformité les pratiques des professionnels », se félicite la DGCCRF.
