Dans un contexte de crise énergétique, le gouvernement envisagerait de recourir à des délestages, c’est-à-dire des interruptions volontaires et momentanées de la fourniture d’électricité sur une partie du réseau électrique. « Le délestage permet d’éviter des pannes sur le réseau, en cas de demande importante et soudaine », explique pour sa part le principal gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité en France, Enedis. Une perspective qui ne serait pas sans conséquences sur l’activité des officines et la FSPF s’est empressée de demander l’exclusion des pharmacies et des acteurs de la chaîne de distribution des médicaments de ces opérations de délestage. Il n’en reste pas moins que pour éviter les coupures, il sera nécessaire de prendre des mesures pour faire des économies d’énergie. Ce qui pourrait aussi alléger la facture. La FSPF propose plusieurs pistes qui, selon elle, pourraient permettre de diminuer de 10 à 15 % sa consommation électrique.
Parmi elles :
◗ limiter la température du chauffage à 19 degrés et celle de la climatisation à 26 degrés ;
◗ utiliser pour l’éclairage des ampoules LED basse consommation ;
◗ définir des zones dans l’officine où l’intensité lumineuse peut être réduite ;
◗ équiper de détecteurs de présence les zones de l’officine ne nécessitant pas un éclairage permanent (par exemple, dans les réserves) ;
◗ éteindre les lumières et les ordinateurs lors de la fermeture de l’officine ;
◗ diminuer les impressions papier (ordonnances, tickets ou autres) ;
◗ réduire l’utilisation des sacs non réutilisables ;
◗ limiter l’envoi de mails ;
◗ suivre la consommation d’électricité heure par heure grâce à un compteur adapté ;
◗ fournir à l’équipe officinale des vêtements appropriés (veste chaude l’hiver et blouse légère l’été) lorsque le port de vêtements professionnels est imposé ;
◗ limiter la largeur de l’ouverture des portes automatiques ou du sas de la porte d’entrée.