Depuis début avril, il n’est plus possible d’ouvrir un DP directement depuis son logiciel métier. En effet, leur création est devenue automatique. Mais les patients bénéficient d’un délai de six semaines pour s’y opposer. C’est le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop) qui les informera préalablement des conditions d’ouverture, de clôture et d’opposition de leur DP par l’intermédiaire d’un courrier électronique ou papier remis par un officinal. Qu’il l’ait refusé ou non, « si un patient qui n’a pas encore de DP souhaite en créer un, il devra en effectuer la demande directement auprès de l’Ordre via un formulaire de gestion des droits disponible sur son site », précise l’instance. Autre nouveauté introduite par le décret du 4 avril : l’allongement de quatre à douze mois de la durée d’affichage des traitements médicamenteux contenus dans le DP. De même, les officines ayant dispensé des médicaments au patient sont désormais visibles à partir du DP. « Le reste des fonctionnalités (alimentation, consultation, édition et suppression) restent inchangées », indique l’Ordre, tout en soulignant qu’à terme, « comme le prévoit la loi, le DP devra alimenter “Mon espace santé” pour que la personne puisse retrouver, en plus de son ordonnance numérique et du suivi de ses produits de santé remboursés, le détail des médicaments délivrés en pharmacie ».