Selon les statistiques professionnelles de la pharmacie, proposées par le groupement d’experts-comptables CGP, la crise sanitaire a eu un effet dynamisant sur le nombre de cessions au cours de l’année 2021. Étonnant ? Pas vraiment, si l’on en croit l’analyse des spécialistes. Selon eux, ce sont deux tendances distinctes qui sont à l’œuvre… et se complètent à merveille. D’un côté, des pharmaciens lassés des difficultés engendrées par une crise Covid-19 à rallonge qui avancent leur départ à la retraite. Et de l’autre, des aspirants titulaires qui sont séduits par l’évolution du métier, l’émergence de nouvelles missions qui dessinent les contours d’un exercice rénové. « Le nouveau mode de rémunération à l’honoraire stabilise la situation économique et rassure les prétendants à l’installation. »
De meilleures conditions
Le prix d’achat moyen des officines est en baisse, à 1,587 million d’euros en 2021 contre 1,618 million d’euros l’année précédente. L’apport personnel représente environ 15 % du prix de cession moyen du fonds de commerce, une proportion stable. Cependant, « la faiblesse des taux d’intérêt conjuguée à une généralisation des cessions de parts sociales améliorent la capacité d’endettement des acquéreurs ». Bonne nouvelle pour ces derniers, qui n’ont plus besoin d’un apport personnel aussi important que précédemment pour s’installer.
Une nouvelle taille critique
Si le marché de la transaction reste très actif dans quasiment toutes les régions, les vendeurs des plus petites officines peinent toujours à trouver preneur. Les acquéreurs préfèrent miser sur des pharmacies dont la taille est suffisante pour réaliser les nouvelles missions.