N°1383
Septembre-Octobre 2026

Vos collaborateurs peuvent-ils refuser de piquer ?

La campagne de vaccination contre la grippe risque d’être intense et l’engagement de toute l’équipe officinale semble nécessaire.

© adobestock_hvostick16
par Fabienne Rizos-Vignal
Le 22 November 2021

Sauf motif légitime, vos employés ne peuvent pas s’opposer à une demande qui cadre avec l’organisation de l’officine. Mais s’agissant de la vaccination antigrippale, c’est une mission facultative pour tous les pharmaciens. Par conséquent, « si un adjoint ne souhaite pas vacciner, le titulaire ne peut ni le contraindre ni le sanctionner », indique Hélène van den Brink, professeure de droit pharmaceutique à l’Université Paris-Saclay.

Phobie de l’aiguille…

Phobie de l’aiguille, réticence à effectuer un geste médical invasif, peur d’engager sa responsabilité, peu importe la raison : l’adjoint n’est pas tenu de se justifier pour que son refus soit valable, même si ce non pique l’employeur. Pour éviter les sources de litiges, « il est important que le titulaire définisse précisément dans le contrat de travail, ou dans une fiche de poste, le cadre des missions de chacun », recommande Hélène van den Brink. De manière générale, un salarié refusant d’effectuer une tâche qui ne relève pas de ses compétences et attributions ne peut être sanctionné pour insubordination. Ce principe s’applique aussi aux préparateurs dès lors qu’ils auront été autorisés à participer à la campagne vaccinale.

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