L’avis de la Haute Autorité de santé (HAS), passage obligé pour obtenir un remboursement, est prévu pour la fin de ce mois de février. Sans l’attendre, le laboratoire Valneva propose déjà le premier vaccin autorisé contre le chikungunya, à prix libre donc, depuis fin novembre dernier. Lors d’un point presse de l’ANRS-MIE le 11 février dernier, l’infectiologue Émilie Mosnier a salué l’accessibilité de ce produit dans les pharmacies réunionnaises, « mais il est payant et relativement cher », a-t-elle regretté. Or, ajoute-t-elle, l’épidémie en cours pourrait être importante et « évoluer sur un plan exponentiel, avec un pic épidémique attendu autour de mai ».
Selon le bulletin de surveillance sanitaire de Santé publique France daté du 18 février, 927 cas ont été recensés durant les six premières semaines de l’année, dont 362 entre le 3 et le 9 février, soit une hausse de 66 % par rapport à la semaine précédente. Dans ce cadre, une pharmacienne réunionnaise a interpellé Philippe Besset lors de son Live hebdomadaire, demandant à la FSPF « de faire bouger les choses […] car des vies sont en jeu ». Le président du syndicat s’est engagé à se rapprocher de la HAS pour insister sur l’urgence de la situation et la nécessité d’une prise en charge rapide du vaccin afin qu’il puisse bénéficier au plus grand nombre.