N°1368
Mars 2025

Facultés de pharmacie : 30 % des places vacantes en deuxième année

Alors que la démographie pharmaceutique est déjà sous tension, la réforme des études de santé vient de lui porter un coup sévère.
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par Alexandra Chopard
Le 23 septembre 2022

En ce mois de septembre, les étudiants ont repris le chemin de l’université mais 1 100 places en deuxième année de pharmacie vont demeurer non pourvues. Soit autant de pharmaciens qui ne seront pas diplômés en 2027… « À une époque où nous manquons de bras pour effectuer l’ensemble des missions qui nous sont confiées, c’est absolument catastrophique », a dénoncé vigoureusement Philippe Besset, président de la FSPF, à l’occasion de son Live hebdomadaire. Or ce n’est pas la première fois qu’un tel problème est évoqué, même si cela était alors moins grave : en 2021-2022, 163 places de seconde année de pharmacie n’avaient pas été attribuées.

Des représentants unis pour protester

Comment en est-on arrivé là ? La dernière réforme en date des études de santé a été « très mal conduite », selon Philippe Besset. La suppression du numerus clausus a eu un effet pervers : « Les étudiants qui se sont présentés aux examens mais qui n’ont pas eu 10 de moyenne n’ont pas été admis en seconde année. » Dans un communiqué commun daté du 21 septembre, l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf), la FSPF, l’Uspo, l’Ordre des pharmaciens et la Fédération nationale des syndicats d’internes en pharmacie et biologie médicale (FNSIP-BM) relèvent que « les programmes sont beaucoup trop chargés ». Ils pointent également « un grand manque d’attractivité pour les professions pharmaceutiques, avec des modules de présentation des métiers mal exploités et des voies professionnelles restant méconnues des étudiants ». Près de 30 % des places de deuxième année resteront donc vacantes, d’autant qu’il semble acté par les ministères qu’il n’est « pas possible de revenir en arrière pour cette année ».
Alors que des problématiques comparables ont été relevées du côté de la formation des sage-femmes et des kinésithérapeutes, le ministre de la Santé, François Braun, a précisé que cette vacance de postes fera partie des sujets abordés dans le cadre du Conseil national de la refondation (CNR) consacré à la santé, qui débutera le 3 octobre prochain.

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