Depuis le 19 janvier dernier, Guillaume Couillard remplace Marguerite Cazeneuve à la Cnam, au poste de directeur délégué à la gestion et à l’organisation des soins. Le 11 mars dernier, il a été reçu, à sa demande, à la Maison des pharmaciens. Une requête bien accueillie par le président de la FSPF, Philippe Besset, qui y voit « une très bonne entrée en matière », comme il l’a qualifiée lors de son live hebdomadaire. L’occasion de faire les présentations d’usage et de découvrir le parcours du nouveau numéro 2 de l’Assurance maladie.
Ce polytechnicien, passé par l’École nationale des ponts et chaussées et titulaire d’un DEA Décisions publiques, institutions et organisations, Économie publique (Université Paris I Panthéon-Sorbonne/IAE Paris), était, depuis 2020, le directeur du groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris Psychiatrie & neurosciences. Il a commencé sa carrière en 2005 à la Direction de la Sécurité sociale, en charge de la transformation de la branche accidents du travail et maladies professionnelles, avant de rejoindre, en 2008, la Direction générale de la modernisation de l’État, puis d’être nommé adjoint au sous-directeur de l’Assurance maladie en 2010. Il est ensuite devenu directeur général adjoint des Hospices civils de Lyon, de 2013 à 2017, puis conseiller technique santé du Premier ministre, de 2017 à 2020.
Un avenant et des négociations
Pour sa part, la FSPF a pu présenter un état des lieux de la pharmacie d’officine et ses perspectives, sans omettre les réclamations de la profession. Philippe Besset a, en particulier, insisté sur l’urgence de signer au plus vite un avenant conventionnel numéro 2 pour élargir l’aide à toutes les pharmacies essentielles, donc sans plus tenir compte d’un quelconque critère de zonage. « Nous ne pouvons plus attendre alors qu’il y a des pharmacies qui ferment tous les jours », martèle le président. Second point tout aussi urgent : obtenir la communication du rapport de l’Igas et de l’IGF, rendu il y a quelques semaines au ministère de la Santé, sur le modèle économique du réseau. Car c’est à partir de l’analyse de ce document que la FSPF pourra « entamer une négociation conventionnelle ». Si Philippe Besset a bien « conscience que cela ne dépend pas seulement de l’Assurance maladie, mais aussi de l’État, par le biais de la ministre de la Santé, qui doit donner la lettre de cadrage, et donc le go de ces négociations », cette demande permet de faire transparaître « l’état d’esprit de la Fédération ».
Simplifier les relations quotidiennes
Outre ces deux sujets primordiaux, la FSPF a abordé avec Guillaume Couillard le besoin de simplification « dans la gestion quotidienne de nos relations avec l’Assurance maladie, que ce soit concernant des indus, des méthodes de facturation ou d’opérations de téléconsultation ». En effet, explique Philippe Besset, les remontées d’informations provenant du terrain, que ce soit d’un pharmacien ou d’un syndicat départemental, sont transmises par e-mail à l’Assurance maladie. Mais le processus de réponse restant flou, cela amène la FSPF à effectuer des relances et si des réponses sont régulièrement apportées par les services de la Cnam, certaines questions ne sont pas résolues. « Guillaume Couillard a bien pris la mesure de cette attente et il va revenir vers nous après étude avec ses équipes », annonce le syndicat.
