Le britannique AstraZeneca aurait renforcé sa présence étasunienne, tandis que l’américain BMS aurait dilué les pertes prochaines des brevets de ses médicaments les plus rentables, Eliquis et Opdivo. Mais la méga fusion, jugée d’un mauvais œil par les marchés financiers, est définitivement écartée. Si les deux laboratoires n’ont fait aucune déclaration officielle, il semble que les discussions, si elles ont eu lieu, n’aient pas franchi le stade préliminaire.
Un marché dynamique
Les opérations d’une telle envergure se font rares dans les industries de santé, la plus grosse fusion-acquisition étant celle de Pfizer et Warner-Lambert, en 1999, pour près de 112 milliards de dollars. Le marché n’en est pas moins particulièrement dynamique d’après le groupe PwC, puisque le montant total des transactions au premier trimestre 2026 s’élève à 65 milliards de dollars (versus 36 milliards un plus tôt) : « Presque tous les grands acteurs du secteur ont annoncé au moins une opération de plus de 1 milliard de dollars au cours des douze derniers mois. » Les plus importantes sont l’offre d’achat de Recordati par un groupe d’investisseurs pour 12,3 milliards de dollars et l’acquisition d’Organon par Sun Pharma pour 11,75 milliards de dollars.
