Lors de son Live hebdomadaire de ce 28 novembre, le président de la FSPF a confirmé la poursuite active des discussions relatives à la réforme des études et, notamment, à la création du DES en pharmacie attendu depuis de nombreuses années. Les réunions de travail se succèdent entre les différentes parties prenantes, notamment les étudiants représentés par l’Anepf, le cabinet de la ministre de la Santé, la direction générale de l’offre de soins (DGOS), la Conférence des doyens et, bien sûr, la FSPF. Pour Philippe Besset, il est clair que tous sont « très mobilisés » pour que la réforme aboutisse, et cela, rapidement.
Une évolution majeure
La position du syndicat de titulaires est claire : « Nous sommes favorables à cette réforme, majeure pour l’avenir de la pharmacie d’officine. Elle implique notamment que les étudiants fassent 2 stages de six mois, l’un en zone urbaine et l’autre en zone rurale : une double expérience très intéressante. C’est une évolution très bien faite sur ce point précis. » La FSPF a donc donné son accord à la ministre de la Santé pour la fixation du nouveau cadre, sachant qu’une fois celui-ci validé, « une myriade de détails devront encore être réglés », a indiqué Philippe Besset.
Un financement par l’Assurance maladie
Parmi les éléments sur lesquels les discussions vont se poursuivre figure celui de la rémunération. Les étudiants demandent le remplacement de la gratification actuelle par un salaire mensualisé de « 1 250 euros net par mois de stage temps plein, c’est-à-dire 930,15 euros par mois pendant douze mois », auxquels s’ajoutera, le cas échéant, une indemnité forfaitaire de transport sur laquelle des charges patronales s’appliqueront également. Puisque l’ensemble de ces frais seront remboursés mensuellement à l’officine du maître de stage par l’Assurance maladie, il est nécessaire de réaliser des projections pour convenir des sommes allouées. Selon des informations confirmées par la FSPF, le syndicat se tient « à la disposition du ministère pour établir un bulletin de salaire fictif » qui permettrait de simuler le futur accord et rassurer chacune des parties sur les sommes engagées.
Les textes de la réforme seront en tout cas examinés par le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser) durant la semaine du 4 décembre. « Ils devront être validés d’ici à la fin de l’année pour que le DES entre en application à la rentrée de septembre 2026 », conclut le président de la FSPF.
