Quel est le point commun entre le façonnier rhônalpin Fareva et le laboratoire Leo Pharma ? En 2021, les deux industriels entendent bien accroître leurs ressources situées sur le territoire national. Une démarche qui va dans le sens d’une plus grande souveraineté sanitaire, thème qui n’a jamais été autant d’actualité qu’en ces temps de pandémie et qui anime l’exécutif depuis quelques mois.
Sécuriser l’approvisionnement
Fareva, qui vient d’acquérir le site de production de produits ophtalmiques et d’antibiotiques de l’américain MSD (Merck&Co) de Riom (Puy-de- Dôme), projette d’y investir 50 millions d’ici à 5 ans, ce qui conduira à la création d’une centaine d’emplois. Un montant équivalent pourrait être investi les trois années suivantes si les commandes sont au rendez-vous. Quant à Leo Pharma, ce sont 39 millions d’euros qu’il a choisi d’injecter sur son site de remplissage et de conditionnement d’héparine à bas poids moléculaire (HBPM) de Vernouillet (Eure-et-Loir). Avec à la clé, l’idée de passer de 320 salariés en CDI à 400 d’ici à 2023. Une façon pour le laboratoire de sécuriser l’approvisionnement de la France, qui représente 30 % de ses ventes d’HBPM, tout en produisant 100 millions de seringues destinées à 28 pays.