Sanofi, Servier et la Fondation Novo Nordisk font partie des signataires, mais aussi EuroAPI, Seqens ou encore Delpharm. Ils sont plus d’un millier d’industriels à défendre « une véritable préférence européenne pour nos secteurs les plus stratégiques », dans une tribune publiée par Les Échos en France, Handelsblatt en Allemagne, El Mundo en Espagne et Corriere della Sera en Italie. Le but ? Répondre à une « concurrence internationale [qui] n’a jamais été aussi déloyale », alors que l’Union européenne enregistre un déficit commercial record de 350 milliards d’euros par rapport à la Chine et subit les droits de douane américains.
Nécessaires compromis
Ce projet de réforme, longtemps considéré comme une lubie française trop protectionniste par les défenseurs du libre-échange à tout prix, voit désormais ses arguments repris par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et les ministres de l’industrie français, Sébastien Martin, et italien, Aldofo Urso. Le vice-président exécutif chargé de la Prospérité et de la Stratégie industrielle, Stéphane Séjourné, pourrait proposer un compromis avec une version allégée de son Made in Europe : le Made with Europe, qui permettrait d’intégrer des pays tiers de confiance.
