La décision du 11 octobre est définitive. C’est en substance ce qu’a répondu Sanofi au consortium formé par le fonds d’investissement parisien PAI Partners, après qu’il a surenchéri, le 17 octobre – hors délai – sur l’offre de son homologue américain CD&R. Le groupe tricolore est entré en négociation exclusive avec ce dernier pour la cession de 50 % des actions d’Opella.
Souveraineté
Alors que la France souhaite regagner de la souveraineté sanitaire et travaille au rapatriement de la fabrication du paracétamol depuis la crise de la Covid-19, le rachat, même partiel, du détenteur du Doliprane par l’un des plus anciens fonds d’investissement new-yorkais a fait paniquer jusqu’au plus haut niveau de l’État. Le 21 octobre, le gouvernement a annoncé avoir signé un accord tripartite avec Sanofi et CD&R répondant à ses exigences sur le « maintien de l’emploi, de la production, des sièges et de l’investissement » d’Opella en France, garanties par un système de pénalités en cas de non-respect. En sus, l’État a obtenu une participation de Bpifrance au capital d’Opella, associée à un siège avec droit de vote au conseil d’administration. « Le Doliprane et les autres médicaments produits par l’entreprise continueront de l’être en France », s’est félicité Antoine Armand, le ministre de l’Économie.