Vous avez tout fait pour ne pas interrompre la continuité du service pharmaceutique. Certes, dans près de 84 % des officines ayant répondu, aucun cas de Covid-19 n’a été à déplorer au sein de l’équipe. Mais pour les 16 % restant, tout n’a pas été facile, loin de là. D’autant que dans près de 30 % d’entre elles, plus de deux personnels ont été infectés par le SARS-CoV-2. Si, fort heureusement, aucune pharmacie touchée n’a été contrainte de baisser le rideau, il a fallu « s’organiser en conséquence » dans les deux tiers d’entres elles. Outre des « modifications de l’amplitude d’ouverture » ou encore des « congés écourtés », beaucoup des collaborateurs de ces officines font état d’un « surcroît de travail pour l’équipe restante » occasionnant, dans certains cas, « une très grosse fatigue » chez ceux qui ont dû faire face et pallier l’absence de leurs collègues confinés et/ou malades. Une fatigue à laquelle se sont ajoutés « les contraintes administratives de rigueur » ainsi que le stress engendré par « l’aggressivité persistante des patients ». Parmi les solutions mises en place, si vous évoquez par exemple la constitution de « deux équipes distinctes qui ne se rencontrent pas pour éviter les contaminations », la recette la plus couramment employée demeure celle consistant à « donner de son temps sans compter ».