L’énième campagne de communication de Leclerc pour obtenir le droit de vendre des médicaments, lancée le 21 avril dernier, est tombée sur un os. Échaudés par 68 ans d’attaques contre le monopole officinal, les pharmaciens n’ont eu aucun mal à tourner en dérision cette nouvelle tentative sur les réseaux sociaux. L’exemple du paracétamol, brandi par le patron de GMS comme un bien de consommation courante, est d’autant plus mal choisi qu’il est « la première cause de greffe hépatique d’origine médicamenteuse en France », rappelle l’ANSM. Quant à son autorisation de vendre de la vitamine C, bien mal lui a pris d’utiliser l’image d’un complément alimentaire de la Cooper… fermement opposée à la vente de médicaments hors du circuit officinal et qui l’a mis en demeure de cesser cette communication.
