Le groupement d’intérêt scientifique Epi-phare (Cnam, ANSM) a publié le quatrième volet de son étude de pharmaco-épidémiologie portant sur la dispensation de médicaments en pharmacie depuis le début de l’épidémie. Parmi les enseignements saillants – et préoccupants –, le fait que « la vaccination accuse un fort déficit » sur toute la période du confinement et après, soit sur les six mois allant du 16 mars au 13 septembre. La chute a été de – 40 000 doses pour les vaccins penta/hexavalents pour nourrissons, de – 150 000 doses pour les vaccins anti-HPV, de – 130 000 doses pour le ROR et de – 620 000 doses pour le vaccin antitétanique. Cet effondrement « ne fait pas l’objet d’un rattrapage à ce jour et ce retard pourra être difficilement comblé cette année ».