Après la hausse du point officinal de 1,8 % actée en novembre 2024, la FSPF a mis sur la table deux options : soit une hausse du point de 0,2 % pour les cadres et de 0,8 % pour les non-cadres, soit une hausse du point de 0,5 % pour tous. Mais la proposition de revalorisation salariale présentée par la FSPF en commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation (CPPNI), le 10 février dernier, « n’a pas rencontré l’adhésion des centrales syndicales de salariés », a déploré Philippe Besset lors de son Live hebdomadaire.
Conscient de la situation des salariés « qui font face à l’augmentation de leurs propres charges », le président de la Fédération se doit néanmoins de la « mettre en balance » avec les problématiques de croissance de l’officine. « Théoriquement, l’avenant conventionnel nous donne une perspective de croissance de 2 points pour 2025, mais je veux voir comment l’année débute économiquement », commente-t-il. Cette première réunion, qui fait partie de la négociation annuelle obligatoire visant à ajuster les salaires à l’inflation – estimée à 1,6 % pour 2025 par l’Insee – n’ayant pas abouti, une nouvelle réunion est prévue en mars prochain.
Renforcer l’attractivité des métiers
Étaient également au programme de la CPPNI les travaux « qui vont bon train et se font en bonne intelligence » sur la classification des emplois. Celle-ci nécessite en effet un « toilettage […] de manière à renforcer l’attractivité des métiers de préparateur et d’adjoint ». De fait, « la réalité de ce qu’offrent les employeurs ne correspond plus à la grille telle qu’on la connaît », indique Philippe Besset. Or, « ce que regardent les jeunes quand ils s’orientent, ce sont les salaires d’entrée dans la branche. C’est cette adéquation que nous recherchons », a-t-il assuré.
Par ailleurs, est paru ce 14 février l’arrêté d’extension des accords collectifs signés le 18 novembre 2024 actant la hausse du point de 1,8 % et du montant des frais d’équipement, désormais de 90 euros. « Dès lors, toutes les pharmacies de France appliquent la même grille salariale et pas seulement celles qui sont syndiquées », précise Philippe Besset.