Dans un contexte inédit de tension à l’accès aux soins et aux produits de santé, la préservation de la démographie pharmaceutique s’impose comme un enjeu clé pour répondre efficacement aux besoins de santé de la population », souligne Carine Wolf-Thal, la présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens. C’est pourquoi l’instance s’est dotée d’un outil prospectif de microsimulation pour compléter son panorama démographique annuel. Structuré autour de trois groupes – étudiants en pharmacie, pharmaciens en exercice et diplômés non inscrits à l’Ordre –, ce modèle de microsimulation prévoit une baisse du nombre de pharmaciens à 71 791 en 2032 (- 2,3 %) puis une hausse à 74 312 d’ici à 2050 (+ 3,2 %). Un effectif qui pourrait grimper à 81 000 dans un scénario alternatif misant sur une hausse des pharmaciens formés. Les sections officinales A et D apparaissent stables sur la période. A contrario, la distribution en gros (section C), les biologistes médicaux (G) et l’outre-mer (E) affichent une baisse, tandis que l’industrie (B) et l’hôpital (H) augmentent d’environ 20 %.