N°1368
Mars 2025

Restons unis

©  nicolas kovarik
par Philippe Besset
Le 06 juin 2024
© Nicolas Kovarik
Philippe Besset

président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France

Quand vous lirez ces lignes, l’Assemblée générale extraordinaire de la FSPF réunie le 7 juin aura statué sur sa volonté de signer ou non l’avenant économique à la convention nationale. Comme vous le savez déjà, je n’ai jamais caché ma position qui consiste à penser que tout ce qui va dans le sens d’une revalorisation de la rémunération des officinaux est bon à prendre. Cependant, les propositions de l’Assurance maladie doivent être à la hauteur de nos revendications après la mobilisation historique du 30 mai.

Il est, d’une part, important de rappeler que c’est la première fois, dans l’histoire des négociations conventionnelles, que nous obtenons un avenant qui ne contient que des éléments positifs pour la profession. D’autre part, la situation financière critique dans laquelle se trouvent actuellement de nombreuses officines, situées majoritairement dans les territoires fragiles ou en voie de fragilisation, appellent une réponse immédiate.
Ces consœurs et confrères ne peuvent attendre une ou plusieurs années de plus une négociation qui arrivera forcément trop tard pour les aider à repasser au-dessus de la ligne de flottaison.

« Si signature il y a, il s’agira d’une signature de combat. »

Quoi qu’il en soit, la décision de notre Assemblée générale est souveraine et je l’accepterai sans discuter comme l’impose le fonctionnement démocratique de notre syndicat. Je tiens également à souligner qu’une signature doit entraîner la revalorisation de la rémunération de notre cœur de métier, la délivrance des médicaments, de celle des gardes ou encore la nécessaire substitution des biosimilaires et hybrides à l’officine.
Je le répète, si signature il y a, il s’agira d’une signature de combat qui doit être suivie d’une application rapide et d’un nouveau rendez-vous rapproché.
C’est dans ce contexte que j’échangerai, dès le lendemain de cette décision cruciale, avec Thomas Fâtome, le directeur général de l’Assurance maladie lors d’un face-à-face programmé en fin de matinée de la première journée du Congrès national des pharmaciens qui se tiendra cette année à Deauville.
Un Congrès qui, vous l’aurez compris, sera non seulement l’occasion de nous retrouver pour échanger comme d’habitude sur nos pratiques et l’avenir de la profession, mais également de montrer notre solidarité et notre détermination, comme celles dont nous avons su faire preuve lors de cette journée de grève et de mobilisation du 30 mai dernier. Plus que jamais, restons unis.

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