Les données du bilan économique de l’officine pour l’année 2024 viennent de tomber. Si le chiffre d’affaires est en progression de 4,6 % par rapport à l’exercice précédent, la marge affiche quant à elle une augmentation de 2,1 %, mais de seulement 1,2 % si l’on intègre les 100 millions d’euros de perte liés à l’abandon d’une majeure partie de l’activité dévolue à la lutte contre la Covid-19. Même si la courbe de l’inflation s’est infléchie, les charges – dont nous n’avons pas encore le montant – devraient venir raboter ce bilan tout juste positif et ramener l’évolution de la marge à un niveau proche de zéro, marquant une stabilisation conforme à nos prévisions après l’érosion constatée en 2023.
« Les équilibres
obtenus ne sont pas
encore consolidés. »
L’année qui débute est celle du démarrage des mesures contenues dans l’avenant conventionnel signé par la FSPF en juin dernier et, tout particulièrement, de l’évolution des honoraires. Par ailleurs, il va nous falloir négocier au mieux le virage des biosimilaires à l’officine qui s’avère crucial pour la santé économique du réseau. Nous serons de même particulièrement attentifs à la mise en place du dispositif destiné à venir en aide aux officines situées en territoires fragiles. Il est tout aussi déterminant pour le maintien du maillage officinal, l’accès à ses traitements d’une partie importante de la population et, tout simplement, la survie de ces pharmacies. Inscrites dans un PLFSS qui a été retardé par les soubresauts politiques du pays, ces mesures devraient voir le jour prochainement, de même que les textes réglementaires permettant leur déploiement.
Si nous sommes confiants pour l’avenir au vu d’une trajectoire amorcée dans la bonne direction, nous demeurons extrêmement vigilants car les équilibres obtenus ne sont pas encore consolidés. Ce à quoi nous travaillons inlassablement.