Lors de son Live hebdomadaire, Philippe Besset est revenu sur la problématique actuelle concernant les ruptures de stock de spécialités à base de quétiapine, soulignant la difficulté à « faire évoluer les textes réglementaires à un rythme adapté à l’urgence de la situation ».
Désaccord économique
En réponse à Guillaume Laffont, coprésident du syndicat des pharmaciens des Hautes-Pyrénées, qui l’interrogeait sur la tarification des préparations magistrales à délivrer en lieu et place du Xeroquel et ses génériques, le président de la FSPF a indiqué qu’un désaccord persistait entre la Fédération et la direction de la Sécurité sociale. À ce stade, le ministère de la Santé « dit envisager de mettre en place une rémunération spécifique pour l’officinal égale à celle qu’ont les pharmaciens sur les spécialités considérées, soit environ 2 euros pour le dosage de quétiapine à 50 mg LI, un peu plus de 3 euros pour la LP 300 et un peu plus de 4 euros pour la LP 400. » Des montants « pas du tout » adaptés pour Philippe Besset, qui estime que « compte tenu du système de remise, la rémunération sur la LP 400 par exemple est en réalité de l’ordre de 12,90 euros ».
Situation particulière
La FSPF a formulé une proposition auprès de la Caisse nationale d’assurance maladie en tenant compte de ces données et en expliquant son raisonnement : « À partir du moment où il y a une rupture de stock et que les confrères dotés de préparatoires sont en capacité de produire une alternative, nous souhaitons la suppression des honoraires classiques et leur remplacement par un honoraire global de 15 euros correspondant à toutes les tâches que ce changement implique, c’est-à-dire la commande par un circuit spécifique, la vérification de la conformité de la livraison puis le suivi avec toutes les explications nécessaires à fournir au patient. »
Les arbitrages sont encore en cours : « On se bagarre », indique le président de la FSPF, appelant de ses vœux une prise de décision rapide du ministre. Pendant ce temps, les pharmaciens se tiennent aux côtés des patients pour leur permettre d’accéder au mieux à leur traitement malgré les difficultés d’approvisionnement, quitte à laisser en attente les ordonnances de la semaine écoulée.