Certaines des questions posées par la FSPF ont trouvé leur réponse ces derniers jours. L’obligation de prescrire les médicaments contenant du tramadol, de la codéine et de la dihydrocodéine sur ordonnance sécurisée entre bien en application ce samedi 1er mars 2025 après avoir été repoussée de trois mois. Mais au comptoir, doit-on délivrer une ordonnance non sécurisée datant d’avant le 1er mars mais présentée après cette date ? L’ANSM répond oui, ces ordonnances « demeurent valables jusqu’à la fin de la durée de traitement prescrite ». La FSPF précise, pour sa part, qu’une fois le traitement terminé, « les patients devront consulter leur médecin pour obtenir un renouvellement sous la forme d’une ordonnance sécurisée ».
L’Agence va plus loin en décidant de la mise en place d’une période transitoire pendant tout le mois de mars, et ce, « afin d’assurer aux patients l’accès aux traitements et de finaliser le déploiement chez tous les professionnels de santé prescripteurs ». Ainsi, elle demande aux pharmaciens d’honorer les prescriptions – de ville comme hospitalières – établies jusqu’au 31 mars 2025 qui ne seraient pas encore sur ordonnance sécurisée, « pour la durée du traitement prescrit, en incluant les éventuels renouvellements ».
Période d’observation
Dans son live hebdomadaire, Philippe Besset, président de la FSPF, a salué l’instauration de cette période dérogatoire qui va permettre de vérifier en vie réelle « ce que donnent les nouvelles contraintes qui s’imposent aux prescripteurs et qui pourraient s’imposer aux pharmaciens si le travail n’est pas fait en amont, ce qui serait insupportable ». Ce mois de tolérance est donc considéré comme une période d’observation bienvenue. Toutefois, la FSPF regrette « que le report de la mesure n’ait pas permis de répondre aux interrogations soulevées par la profession, notamment celles relatives aux modalités de mise en œuvre lorsque l’ordonnance fait suite à une téléconsultation ou est établie par les services de la régulation médicale ».
En outre, rappelle le syndicat, l’obligation d’ordonnance sécurisée pour les antalgiques de palier II s’accompagne, également dès le 1er mars, de l’abaissement de la durée maximale de prescription des médicaments contenant de la codéine ou de la dihydrocodéine qui passe à douze semaines, comme c’est déjà le cas pour le tramadol. Cette seconde mesure n’est pas concernée par la période dérogatoire mise en place par l’ANSM.