C’est un soulagement pour les pharmaciens, pour les patients et même pour les hôpitaux qui, semble-t-il, rencontrent des difficultés pour se fournir en ordonnances filigranées. L’obligation de prescrire sur ordonnance sécurisée toute spécialité contenant du tramadol ou de la codéine, que l’ANSM souhaitait voir appliquée au 1er décembre prochain, a été reportée de trois mois. Une annonce déflorée par la directrice déléguée de la Cnam, Marguerite Cazeneuve, le 14 novembre dernier, et confirmée huit jours plus tard, directement auprès de la FSPF, par l’Agence du médicament. Car si toutes les pharmacies peuvent bien traiter une ordonnance sécurisée papier, un peu moins d’un quart d’entre elles n’ont pas encore l’équipement informatique nécessaire pour gérer une ordonnance numérique. Ce délai supplémentaire devrait laisser suffisamment de temps aux éditeurs de logiciels métier pour installer le module manquant sur les LGO.