C’est l’une des informations parues mercredi 8 avril 2026 dans le journal satirique d’investigation Le Canard enchaîné. Révélant des extraits d’un rapport confidentiel de l’Inspection générale des finances (IGF), cet article, titré « Les apothicaires mis en boîte », indique qu’entre 2019 et 2025, « la cotisation (obligatoire) des 74 000 pharmaciens de France (officine, labos, biologistes…) a grimpé de 19 % et représente désormais 40 millions d’euros ». Et que, selon les auteurs du rapport, cette hausse « ne trouve pas de justification dans la situation de trésorerie » de l’Ordre des pharmaciens.
Tact et mesure
Lors de son Live hebdomadaire, Philippe Besset a rappelé l’attachement de la profession à cet organisme garant du respect des règles déontologiques et s’est dit extrêmement favorable à ce qu’il poursuive ses missions. Mais le président de la FSPF a également estimé que devant un tel budget, « il est nécessaire de se demander collectivement s’il serait possible de faire avec moins ». Pointant la situation actuelle du réseau avec des « pharmaciens en difficulté, sous pression », Philippe Besset est revenu sur le montant des cotisations ordinales. Avant la mise en place des sociétés d’exercice libéral (SEL), a-t-il rappelé, la cotisation de la section A représentait environ deux fois celle de la section D : une répartition cohérente sachant que la première intégrait la responsabilité de l’entreprise. Or, « cette responsabilité est transférée à la SEL » pour laquelle une cotisation distincte est à présent versée. « Je milite donc pour conserver cette structure, mais en baissant de façon importante le montant de la cotisation personnelle pour les titulaires, en l’alignant sur celle de la section D », a-t-il conclu.
Proximité à préserver
Le président de la FSPF a par ailleurs critiqué la position des inspecteurs de l’IGF qui, toujours selon le document ayant fuité, « recommandent de supprimer les douze conseils régionaux au profit d’un pilotage centralisé » : « Nous sommes favorables au maintien des instances régionales, a-t-il précisé. Les réformer pour qu’elles coûtent moins cher, peut-être. Mais nous avons besoin de confrères dans les régions, qui sont proches de nous et connaissent le terrain. »
