Réformée par le loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2019, la clause de sauvegarde intègre désormais l’ensemble des médicaments, net des remises versées à l’Assurance maladie. Une modification qui, selon le Gemme, l’association des industriels des médicaments génériques et des biosimilaires, va coûter à la filière environ 20 millions d’euros au titre de l’année 2019. Un montant record pour ce secteur qui fait dire aux membres du Gemme que « cette taxe est devenue un outil injuste et totalement contre-productif ».
Des menaces à peine voilées
Très remontés, les génériqueurs considèrent qu’ « à travers cette version dévoyée de la taxe, la progression des médicaments responsables de la croissance des dépenses de santé affaiblit ceux qui, par leur développement, oeuvrent aux économies collectives tout en demeurant essentiels ». Pour eux, cette « aberration fiscale » est en totale contradiction avec les annonces récentes sur la volonté d’indépendance sanitaire avec, à la clé, « le risque d’assister à un désengagement des industriels du médicament générique » du territoire national. Le Gemme demande donc au gouvernement de « faire évoluer la clause de sauvegarde pour en exclure les médicaments matures, dont les génériques et les biosimilaires, et de lui redonner ainsi tout son sens ».