La situation à La Réunion se tend : selon les données de Santé publique France, 1 069 cas de chikungunya ont été recensés sur l’île depuis août 2024, dont 927 en 2025. Des malades souffrant de la maladie de « l’homme courbé » sont maintenant recensés dans 21 communes. L’épidémie se poursuit donc à un rythme soutenu, ce qui a poussé le préfet, sur proposition du directeur général de l’ARS, à déclencher le 13 janvier le niveau 3 du dispositif Orsec « Arboviroses ».
Une approche légitime
À l’occasion de son Live hebdomadaire, Philippe Besset a souhaité évoquer cette situation qu’il dit suivre attentivement, demeurant en contact étroit avec le ministère de la Santé et la HAS. Selon le président de la FSPF, le recours à un stock de l’État de vaccins contre le chikungunya est « très probable », une approche qu’il qualifie de « légitime » au vu de la situation. Si cela était effectivement mis en place, il faudrait très rapidement « négocier le tarif de cession de ce vaccin et celui de l’acte d’injection ».
Vaccination du voyageur
Cette actualité fait écho aux demandes répétées du syndicat d’autoriser les pharmaciens à prescrire et administrer les vaccins dits « du voyageur ». En effet, comme le relève Philippe Besset, des demandes d’immunisation pourraient tout prochainement émaner, en métropole, de personnes retournant à La Réunion. La FSPF dit en tout cas se tenir prête à réagir à l’avis de la HAS dès que celui-ci sera publié.