N°1368
Mars 2025

Vers un accès direct aux études de pharmacie ?

Les doyens des facultés demandent qu'un accès direct en filière pharmacie soit créé dans Parcoursup, en complément des LAS, Pass et classes passerelles.
© adobestock_eldarnurkovic
par Alexandra Chopard
Le 10 mars 2023

Alors que la première phase de Parcoursup pour les actuels élèves de terminale vient de se terminer, aucune solution n’a encore été mise en place pour prévenir une récidive du sous-recrutement constaté l’année dernière. À la rentrée de septembre 2022, ce sont en effet 1 027 places qui étaient restées vacantes sur 3 804 disponibles pour accueillir en deuxième année les futurs docteurs en pharmacie.

Les doyens force de proposition

Lors de son Live hebdomadaire du 10 mars, Philippe Besset, président de la FSPF, a indiqué « avoir tiré le signal d’alarme tôt, dès le mois de juin 2022 » mais sans que la ministre de l’Enseignement supérieur ne réagisse. D’où sa satisfaction devant la proposition formulée par les doyens des facultés le 16 février : ces derniers demandent la création d’un accès direct via Parcoursup en filière pharmacie en complément des LAS, Pass et classes passerelles, en place depuis la réforme de l’entrée dans les études de santé (REES). Pour la Conférence des doyens des facultés de pharmacie, « accepter une entrée directe dans la filière, c’est permettre aux lycéens à vocation pharmacie d’exprimer ce vœu dès la terminale sans subir la hiérarchisation des études de santé installée depuis la Paces ».

Les étudiants en désaccord

Cette proposition ne recueille cependant pas le soutien des représentants des étudiants. Dans un communiqué, l’Anepf estime que « la volonté des instances à sortir la filière pharmacie du parcours MMOPK (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie, kinésithérapie) ainsi que d’inclure une sélection préalable sur la plateforme Parcoursup est dangereuse et risquée pour la filière ». L’association s’oppose à une sélection précoce des étudiants en pharmacie dès le lycée : cela « ne serait pas seulement délétère pour les études mais aussi pour le système pharmaceutique dans sa globalité. L’interprofessionnalité, élément central de ces dernières années, serait totalement impactée, excluant le pharmacien du travail collaboratif entre tous les professionnels de santé ». 
Alors que le temps presse, les instances ministérielles n’ont pas réagi à cette proposition d’aménagement de la REES.

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