En deuxième lecture, l’Assemblée nationale a adopté, d’une courte majorité, le budget de la Sécurité sociale pour 2026. Nous aurons donc bien un PLFSS, même si la prudence m’oblige, au moment de rédiger ces lignes, à espérer que les députés maintiennent leur vote en lecture définitive et que le Conseil d’État ne retoque pas des articles qui vont dans le bon sens pour notre profession. C’est notamment le cas de celui instaurant le tiers payant contre biosimilaires et réduisant à 6 mois le délai d’entrée des médicaments biologiques dans le répertoire des groupes substituables, ou encore de celui supprimant la notion de territoire fragile des critères d’éligibilité à l’aide conventionnelle de 20 000 euros par an, comme nous l’avions réclamé à maintes reprises. Je salue en outre la position prise par nos élus en faveur de la sauvegarde de notre système conventionnel, malmené par un gouvernement qui a tenté de le contourner par le biais d’arrêtés. Je n’oublie pas non plus le versant plus sombre de ce PLFSS qui, une fois encore, fait payer un lourd tribut au médicament en actionnant le levier des baisses de prix massives.
« C’est dans un esprit
combatif que nous
allons aborder la suite
des événements. »
C’est donc dans un esprit combatif que nous allons aborder la suite des événements, à savoir apporter à la mission Igas/IGF tous les éléments plaidant pour une modification favorable de notre modèle de rémunération. La grande consultation que nous avons lancée à ce sujet, et à laquelle plus de 5 000 d’entre vous ont contribué, est à ce titre riche d’enseignements. Vous confirmez ainsi la validité du modèle de l’honoraire tout en estimant nécessaires des revalorisations ainsi que la création de nouveaux actes liés à la diversification de vos missions. Vous restez par ailleurs attachés au maintien de la MDL, sous réserve de plusieurs modifications, en raison notamment de la place grandissante prise par les médicaments onéreux. L’ensemble de vos attentes sera bien évidemment porté lors de nos discussions avec les autorités de santé. Ces dernières devront nous mener, courant 2026, à la signature d’un nouvel avenant conventionnel intégrant les revalorisations nécessaires à la pérennisation de nos entreprises.