N°1383
Septembre-Octobre 2026

Biosimilaires : en attendant la (vraie) substitution

Le-Pharmacien-de-France
par Mélanie Mazière
Le 06 June 2024

Sur les quatre premiers mois de l’année, le taux de pénétration des biosimilaires en ville atteint 33,8 % en moyenne. Soit une progression d’environ 3 points en deux ans qui devrait s’améliorer courant 2024 grâce à l’arrivée, depuis février dernier, du premier biosimilaire de Roactemra (tocilizumab – Roche) : Tyenne (Fresenius Kabi). Le marché des biosimilaires en ville est « en constante évolution » depuis dix ans, comme le constate Patrick Oscar, délégué général du GIE GERS et directeur général de GERS Data. En effet, le nombre de présentations est passé de 7 à 44 sur ce laps de temps, et le chiffre d’affaires de 76 à 698 millions d’euros. Mais le succès varie selon les aires thérapeutiques. Bien implantés en oncologie (86,7 % de taux de pénétration) qui compte les deux seules molécules biologiques substituables par le pharmacien, les biosimilaires le sont bien moins en rhumatologie (46,6 %), en médecine interne (36,1 %), en diabétologie (22,3 %) ou en ophtalmologie (0,7 %).

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